Les exportations marocaines continuent de croître, mais les importations augmentent presque deux fois plus vite. D'après le rapport économique et financier qui accompagne le projet de loi de finances 2027, cité par Hespress, les ventes à l'étranger ont dépassé 334 milliards de dirhams à fin août 2026, en hausse de 8,7 % sur un an. Dans le même temps, les achats à l'étranger ont franchi 617 milliards de dirhams, en progression de 15,8 %. Le déficit commercial s'établit ainsi au-delà de 282 milliards de dirhams.
L'automobile, plus d'un tiers des exportations
Le secteur automobile reste le premier poste d'exportation, avec plus de 116 milliards de dirhams, soit 34,7 % du total. Ses recettes ont progressé de plus de 14 % en un an. L'aéronautique affiche la plus forte hausse, à 21,5 %, pour atteindre 23 milliards de dirhams, grâce notamment aux produits d'assemblage et au câblage électrique.
L'agriculture et l'agroalimentaire ont exporté pour 65,1 milliards de dirhams, en hausse de 8,3 %, malgré les contraintes qui pèsent sur l'offre agricole. Les seuls produits agricoles progressent de 3,6 %. Le rapport y voit le signe d'une montée en gamme et d'une diversification de l'offre marocaine.
Phosphates, textile et électronique en repli
Tous les secteurs ne suivent pas. Les exportations de phosphates et dérivés reculent de 6 %, à 61,1 milliards de dirhams, en raison du repli des ventes de phosphates et d'engrais, alors que l'acide phosphorique progresse de 11,2 %. Le textile et le cuir baissent de 5,6 %, à 28,7 milliards, et l'électronique et l'électricité de 2,9 %, à 8,9 milliards. La croissance des exportations repose donc sur un nombre limité de secteurs moteurs.
La facture énergétique bondit de 32,6 %
Côté importations, la hausse s'explique par les besoins liés à l'investissement et à l'activité économique, ainsi que par l'augmentation des prix de certaines marchandises sur les marchés mondiaux. Les achats de biens d'équipement progressent de 19,3 %, à 148,7 milliards de dirhams, et ceux de demi-produits de 3,1 %, à 117,3 milliards.
La facture énergétique constitue le principal facteur d'aggravation. Elle atteint 96,4 milliards de dirhams, en hausse de 32,6 %. Les importations de gasoil et de fuel bondissent de 44,9 % ; leur part dans le total des importations passe de 13,6 % à fin août 2025 à 15,6 % un an plus tard. Le rapport souligne la dépendance persistante du Maroc aux approvisionnements extérieurs en énergie et son exposition aux prix internationaux.
Ce qu'il faut surveiller
L'évolution des prochains mois dépendra de la capacité des secteurs exportateurs à maintenir leur rythme, et de celle de l'économie marocaine à limiter l'effet des prix de l'énergie sur sa facture d'importation, relève Hespress.
Questions fréquentes
Quel est le premier secteur exportateur du Maroc ?
L'automobile, avec plus de 116 milliards de dirhams à fin août 2026, soit 34,7 % des exportations, en hausse de plus de 14 % sur un an.
À combien s'élève le déficit commercial ?
À plus de 282 milliards de dirhams à fin août 2026, avec des exportations supérieures à 334 milliards et des importations supérieures à 617 milliards.
Sources : Hespress FR.
Article rédigé par Media Maroc avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle, à partir des sources citées.
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