L'enseignement supérieur a dominé la première séance de questions orales de la 12e législature, lundi à la Chambre des représentants, sous la présidence de Mustapha Baitas. Selon Hespress, la plupart des neuf questions adressées au ministre Azzedine El Midaoui portaient sur la justice spatiale, c'est-à-dire la répartition des universités sur le territoire.
Le ministre a répondu que la réforme passe par une révision de la carte universitaire, de la gouvernance et de l'implantation des établissements. Objectif affiché : plus d'équité entre les territoires et une meilleure adaptation aux évolutions démographiques et économiques.
Des établissements concentrés
Azzedine El Midaoui a chiffré les déséquilibres actuels. La moitié des établissements universitaires se trouve dans huit provinces seulement, et plus de 37 provinces n'en comptent aucun, rapporte Hespress. Le ministre a aussi cité des universités qui ne respectent pas les normes internationales, des amphithéâtres surchargés, des filières en doublon et une offre de formation parfois éloignée des priorités nationales et régionales.
Les résultats du système inquiètent également. Près d'un étudiant sur deux abandonne dès la première année, et plus de 20 % des titulaires d'une licence sont au chômage. Le retard dans l'obtention des diplômes coûte environ 400 millions de dirhams, contre 128 millions lorsque les études se terminent dans les délais, selon le ministre.
Un plafond de 40 000 étudiants
Le ministre anticipe une hausse de 35 % du nombre d'étudiants d'ici 2030. Sans mesures, certaines universités pourraient accueillir jusqu'à 200 000 étudiants. Le nouveau schéma prévoit donc 27 universités publiques couvrant toutes les régions, y compris Dakhla, Laâyoune, Guelmim et Errachidia, qui n'en ont pas aujourd'hui.
Chaque université serait limitée à 40 000 étudiants, contre une moyenne actuelle proche de 95 000. À titre de comparaison, le ministre a cité environ 33 000 étudiants par université en Turquie, 23 000 en France, 20 000 en Espagne et en Tunisie, et 15 000 au Canada.
La première phase, consacrée aux sièges des présidences d'université et à leurs moyens de fonctionnement, représente environ 200 millions de dirhams. Le Conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique a rendu un avis favorable, assorti d'observations sur la gouvernance et le coût.
66 établissements créés, 50 autres d'ici 2030
Le ministre a indiqué que 66 nouveaux établissements universitaires ont vu le jour, entre 2024 et 2026 selon TelQuel : 46 sont issus de la division de grands établissements et 20 sont dits de nouvelle génération. Dix-sept autres attendent la fin de la procédure réglementaire, après leur examen par la Commission nationale de coordination de l'enseignement supérieur et leur transmission au Secrétariat général du gouvernement.
Les divisions touchent surtout les grandes facultés de droit et d'économie, de lettres et sciences humaines, ainsi que les facultés pluridisciplinaires. Des provinces jusque-là dépourvues d'établissement, comme Taourirt, Taroudant, Tiznit et Taounate, en accueillent désormais. D'ici 2030, 50 établissements de nouvelle génération supplémentaires sont prévus, pour un coût d'environ deux milliards de dirhams, dans des domaines allant des sciences sociales aux mathématiques et à la cybersécurité.
Questions fréquentes
Combien d'universités publiques le Maroc comptera-t-il ?
Le schéma présenté par le ministre prévoit de passer de 12 à 27 universités publiques, couvrant toutes les régions du pays.
Combien d'étudiants pourra accueillir chaque université ?
La nouvelle carte fixe un plafond de 40 000 étudiants par université, contre une moyenne actuelle d'environ 95 000.
Sources : Hespress FR, TelQuel.
Article rédigé par Media Maroc avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle, à partir des sources citées.
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